Après deux ans de bons et loyaux services, Sandrine Gashonga s’est retirée de la présidence de l’association féministe et antiraciste Lëtz Rise Up. Elle y reste toutefois active et dispense une nouvelle formation à l’antiracisme.
Pourquoi avoir quitté la présidence de Lëtz Rise Up, l’association que vous aviez fondée ?
Sandrine Gashonga : J’ai tout simplement pensé que c’était le moment. Je me suis donnée à 100 % pendant deux ans. À l’origine, je suis travailleuse indépendante – je donne des formations de compétences interculturelles ainsi que des cours de sophrologie – mais j’avais tout laissé de côté pour me concentrer sur l’association. Elle est désormais bien constituée, il y a des membres actifs, je peux lâcher du lest!
Je dois aussi avouer que le torrent de haine que j’ai reçu après le décès de Zuka m’a également poussée à me retirer un peu de la vie publique (NDLR : l’homme avait été abattu par la police après avoir menacé des officiers avec un couteau, en août dernier à Ettelbruck). Je trouve ça incroyable que des personnes se soient tant acharnées alors que j’apportais simplement mon soutien à la famille.
J’ai reçu des dizaines de messages racistes, très agressifs. Je n’ai pas eu peur, mais j’ai ressenti beaucoup de tristesse, ...
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@Luxo, merci de prouver par vos commentaires racistes qu’on a encore bcp de travail à faire
Parlez-en chez vous… dans votre patrie
Et dans son pays…, on en parle ???
Racism est partout Hummmm