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Luxair : des bulles dans le kérosène


Gilles Feith a voulu toucher à une institution : le crémant de Luxembourg. Mal lui en a pris! (Photo : archives LQ/Didier Sylvestre)

Vendredi, le président de Luxair, Gilles Feith, a mis de l’eau dans son vin en annonçant que le crémant luxembourgeois sera de retour dans les avions dès que la crise sera terminée. Mais le goût reste amer...

«Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille», avait lancé l’ancien président français Jacques Chirac. Eh bien, ce dicton non dénué de bon sens s’applique parfaitement à cette affaire qui a remué beaucoup de vase au fond de la Moselle : le choix de Luxair – ou plutôt de son nouveau CEO Gilles Feith – de sortir les crémants luxembourgeois de ses avions (sauf le crémant Alice Hartmann, toujours servi en business).

Évidemment, Luxair a pris le choc de la pandémie de plein fouet. La crise lui a coûté près de 70 % de ses passagers et 150 millions d’euros l’an dernier. Pour redresser la barre tant qu’il le peut, Gilles Feith doit donc tailler dans les dépenses et il y va à la tronçonneuse plutôt qu’au sécateur. Il vise notamment le crémant servi gratuitement à bord, une tradition qui dure depuis des décennies et qui, il faut le dire, fait le charme de la compagnie. Le genre d’habitude à laquelle on prend goût et on s’attache.

Mais désormais, le crémant Poll-Fabaire (Vinsmoselle) ou la Cuvée de l’Écusson (Bernard Massard) sont remplacés au profit d’une Cuvée Spéciale Luxair, un mousseux brut à base de chardonnay élaboré par la société Grands Chais de France (GCF) à Landiras, dans la Gironde (Bordelais). Avec quels ...


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