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Retour sur une année économique chahutée au Luxembourg


Avec un nouveau coup d'arrêt puisque depuis le 26 décembre, les commerces dits non-essentiels doivent fermer boutique. (photos : Julien Garroy et archives Editpress)

L'année 2020 avait pourtant bien démarré économiquement parlant, au Luxembourg. Un marché automobile qui roule, des clients qui se bousculent dans des temples de la consommation flambants neufs, des usines qui tournent à plein régime... Jusqu'à ce que la pandémie mette toute la mécanique à l'arrêt. Retour sur douze mois d'une économie chahutée.

Par Jeremy Zabatta

Janvier De belles perspectives...

L'année 2020 commence avec de belles perspectives. Le marché automobile luxembourgeois a encore signé un record avec 55 008 nouvelles immatriculations en 2019 (+4,16 % sur un an), tout comme le Findel qui a enregistré une augmentation de 9 % de ses passagers pour atteindre 4,4 millions de voyageurs en un an. Les consommateurs commencent à trouver de nouvelles habitudes dans les 100 000 m² flambant neufs des trois derniers temples de la consommation que sont les centres commerciaux de la Cloche d'or à Gasperich, du Royal-Hamilius au centre-ville et du complexe Infinity au Kirchberg. Autre bonne nouvelle pour la start-up nation que le Luxembourg se veut être, 21 jeunes pousses luxembourgeoises font belle impression au CES de Las Vegas, le plus grand salon au monde dédié aux nouvelles technologies. Enfin, le Luxembourg part à la conquête des Émirats arabes unis qui doivent devenir d'ici quelques mois le centre du monde avec une Exposition universelle hors normes. Un pavillon grand-ducal y sera la vitrine du pays avec l'objectif d'attirer de nouveaux partenaires commerciaux pour les entreprises luxembourgeoises. Le Grand-Duché profite également de la construction de son pavillon pour renforcer ses liens avec le pays du Golfe friand de start-up, mais également intéressé par la récente initiative spatiale impulsée par Étienne Schneider, le ministre de l’Économie.

Février Un pays bien géré

Le FMI rend un avis plutôt favorable sur le Grand-Duché : le pays, dont les politiques économiques sont jugées saines, a réalisé de solides performances économiques se traduisant par des gains au niveau de l'emploi et une baisse du chômage ces dernières années. Dans ce même mois, le ministre de l'Économie, Étienne Schneider, quitte ses fonctions pour s'accomplir dans le privé. Il passe le flambeau à un autre socialiste, Franz Fayot. De plus, le Luxembourg continue d'être honoré d'un triple A par les agences de notation. En fin de mois, la Banque et caisse d'épargne de l'État s'attire les foudres de l'Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) après avoir décidé de fermer 11 agences dans le pays. Une décision motivée par la diminution de la fréquentation des agences et une utilisation en hausse des outils numériques par la clientèle pour gérer ses finances.

Mars Un plan sans précédent

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