Depuis toujours, l’acteur Val Kilmer a filmé sa vie. Ces archives rares composent Val, superbe documentaire sur une ancienne gloire au parcours malheureux.
L’industrie hollywoodienne s’emploie aujourd’hui à créer des vedettes sur la seule base d’une beauté physique répondant à des critères lisses. C’est oublier que le jeu, pour l’acteur, nécessite la création d’un personnage, d’un charisme, d’un comportement et, surtout, d’une voix. Pensons à quelques-uns des grands acteurs américains de ces cinquante dernières années. Le souffle ardent d’Al Pacino, dont chaque réplique est libérée comme un shot d’adrénaline, qu’elle sonne comme un coup de poing dans le ventre ou comme une confidence lyrique; la texture dense de la voix de Jack Nicholson, que l’acteur adapte selon qu’il joue un personnage doux, dur ou dingue; le calibre haut perché de Marlon Brando, envoyé avec le temps vers d’autres strates émotionnelles; le phrasé doucement nasillard de Willem Dafoe, les inspirations syncopées de Christopher Walken, l’intonation lourde de Denzel ...
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