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[Théâtre] Mécanique d’un massacre annoncé


(Photo : bohumil kostohryz)

Au départ monologue, Le 20 Novembre devient une pièce à trois voix au TOL. Un collectif qui replonge dans la solitude – et les mots – du jeune Sebastian Bosse, seule victime d’une tuerie qu’il a voulu commettre dans son lycée en 2006.

Depuis deux décennies, l’Europe connaît son triste lot de tueries dans les écoles, phénomène jusqu’alors observé outre-Atlantique. Encore il y a quelques jours, en Russie, un étudiant a ainsi tué six personnes et fait au moins 28 blessés. Samedi, en France, la police a arrêté un jeune homme voulant s’attaquer à son ancien lycée. Les scènes sont souvent les mêmes : entièrement vêtus de noir et équipés comme des militaires, ces jeunes tueurs frappent le plus souvent aveuglément.

Les réactions publiques se répètent elles aussi en boucle : on réclame – à juste titre – un meilleur contrôle des armes à feu, quand on n’impute pas bêtement la culpabilité de cette folle violence aux jeux vidéo. Mais la société, notamment à travers l’éducation, n’a-t-elle pas sa part de culpabilité? «Collectivement, on est tous un peu complice», soutenait ainsi le réalisateur Justin Kurzel, qui avec Nitram (film auréolé au dernier festival de Cannes), ramène l’Australie à de douloureux souvenirs, ceux de ...


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