Avec des comédiens d’horizons divers à la langue bien pendue et les inévitables incompréhensions tenant à cet ensemble hétéroclite, la pièce Idiomatic questionne le multilinguisme au Luxembourg et l’insécurité qui en résulte. Pour mieux la dépasser.
La langue ou plutôt les langues ont toujours fait l’objet de débats passionnés au Luxembourg, comme le démontrent les réseaux sociaux en réaction aux dernières données fournies par le ministre de l'Éducation nationale, Claude Meisch, selon lesquelles le luxembourgeois est de moins en moins pratiqué à la maison. Le sujet est surtout complexe, avec un pays qui cherche à asseoir son identité linguistique (pour mieux exister), coincé qu’il est entre l’influence des frontaliers, des expatriés du monde entier et les vagues migratoires plus ou moins récentes.
Une réalité à plusieurs visages et dans plusieurs accents qui s’observe tous les jours, que l’on se trouve à faire la fête dans un bar de la capitale (chose, certes, de plus en plus rare), à traîner dans les quartiers du Sud ou à chercher son chemin dans les campagnes du Nord. Mieux, comme le précise la comédienne Rita Reis, le méli-mélo n’est pas que géographique, mais aussi sectoriel : «On ne parle pas la même langue dans un restaurant, une école, un hôpital, sur un chantier ou dans l’administration.»
«C’est plus complexe qu’en Belgique!», dit Miguel Decleire, membre du collectif bruxellois Transquinquennal qui débarque au pays de l’imbroglio linguistique avec Idiomatic, pièce estampillée «Esch 2022» (pour sa problématique européenne). Elle a déjà connu une ...
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