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Sam Tanson et la culture : «Il est important de ne pas être dans le silence»


«Actuellement ce qui est primordial, c’est la professionnalisation du secteur et la médiation pour les jeunes publics dans nos institutions culturelles», soutient la ministre de la Culture. (Photo : Julien Garroy)

Au Luxembourg comme dans le reste de l’Europe, la culture a terriblement souffert des effets de la crise. Alors que les lieux culturels peuvent de nouveau accueillir du public, la ministre Sam Tanson revient sur une année 2020 catastrophique pour le secteur.

C’est au matin du lundi 11 janvier, jour de la réouverture des lieux culturels, que la ministre de la Culture nous accueille dans son bureau. Comme un symbole pour souligner la victoire d’un secteur auquel tous les pays d’Europe ont réservé le même sort : le silence, qui continue encore, chez nos voisins, d’être assourdissant. L’occasion, pour Sam Tanson, de mettre les points sur les i concernant les restrictions, tantôt compréhensibles, tantôt contradictoires, que les différents domaines de la culture au Luxembourg ont subies de plein fouet depuis le mois de mars.

Comment défendre la culture dans une période où le divertissement est condamné?

Sam Tanson : On essaie de trouver un juste équilibre, en particulier avec les mesures qui viennent d’entrer en vigueur, pour permettre quand même aux gens de se divertir et de se changer les idées. D’où la réouverture des musées, théâtres et cinémas aujourd’hui, bien entendu avec des restrictions sanitaires. Il est important pour nous de permettre aux gens d’avoir quand même accès à la culture.

Par les temps qui courent, ce n’est pas seulement un divertissement : la culture est un facteur qui remet en cause les questionnements de la société, les décisions qui sont prises. C’est ce qui fait qu’il est important de ne pas être dans le silence.

Avez-vous dû batailler contre votre propre gouvernement pour défendre les intérêts de la culture?

Chaque ministre bataille pour son secteur, c’est absolument normal, mais toutes les discussions et la prise de décisions se font de manière calme et argumentée. Il n’y a pas eu de bataille pour la réouverture de la culture.

Malgré une augmentation du budget de la ...


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