Et si l’on oubliait la noirceur du monde le temps d’une expo ? C’est ce que propose le Mudam avec «Enfin seules», une immersion dans le monde secret des plantes, à l’occasion du Mois européen de la photographie.
«Nous sommes loin des canons de la photographie», signale, en préambule de la visite, Christophe Gallois, responsable des expositions du musée. Avec «Enfin seules. Photographies de la collection Archive of Modern Conflict», le Mudam célèbre le Mois européen de la photographie de façon plutôt singulière. En se reconnectant à la nature, pourrait-on dire, un peu plus d’un an après l’inauguration (et la rapide suspension) de l’exposition monographique consacrée à Jean-Marie Biwer, qui regardait de plus près les liens qui unissaient l’artiste luxembourgeois et la nature. Car en entrant dans «Enfin seules», on laisse derrière nous l’histoire de l’art, on laisse aussi l’humanité et ses problèmes, plus tangibles que jamais en ces temps d’urgence climatique et depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19. En bref, on se laisse transcender par une entité autre, supérieure.
En plus de 200 photos, l’exposition fabrique de toutes pièces un monde fictif aux imperceptibles frontières, où les plantes poussent continuellement sans jamais grandir et où la terre, le ciel et l’espace sont les trois paysages qui composent ce ...
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