Les inondations et les Archives nationales mettent des bâtons dans les roues d’Hélène Mutter, actuellement en résidence à Neimënster. Mais l’artiste française compte bien raconter, à travers son projet, une histoire qui traverse le temps.
Après avoir été nettoyé à la suite des inondations de juillet, Neimënster semble avoir retrouvé de sa superbe. À quelques exceptions : la buvette, notamment, ne sert plus qu’en extérieur, sous une grande tonnelle blanche. Rien à voir avec les contraintes sanitaires : plusieurs circuits électriques ayant été endommagés, l’abbaye a dû s’adapter. Hélène Mutter aussi. «Je suis arrivée début juillet et je n’ai pu rester que dix jours, à cause des inondations», explique l’artiste et chercheuse en résidence. Son travail n’a pas été endommagé, mais il lui a fallu abandonner la chambre qu’elle occupait au troisième étage du bâtiment Robert-Bruch, l’ancienne prison nazie, pour dormir en auberge de jeunesse. L’appartement aux murs de pierre s’est improvisé en atelier. Des tirages photographiques sont disposés sur la grande table, sur le bureau sont empilés des carnets, des dossiers, des feuilles volantes. Pour un espace de travail de fortune, ça semble faire l’affaire. Mais un mélange d’amertume et d’incompréhension persiste.
Car après les inondations, c’est un autre obstacle qui s’est érigé devant elle : le refus des Archives nationales de ...
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