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«Les Témoins vivants» : Markiewicz et Piron dans les traces de l’histoire


Dans "Les Témoins vivants", Karolina Markiewicz et Pascal Piron interrogent l'histoire, à travers le voyage initiatique de deux générations de survivants à la haine. (Photo : Paul Thiltges Distributions)

Avec son nouveau documentaire, Les Témoins vivants, le duo d’artistes luxembourgeois fait se rencontrer des survivants de l’Holocauste et des lycéens du Grand-Duché, pour «ramener l’histoire du passé à celle d’aujourd’hui».

On ne présente plus Karolina Markiewicz et Pascal Piron. Le duo d’artistes pluridisciplinaires luxembourgeois réalise avec Les Témoins vivants leur quatrième documentaire, et deuxième long. Une «aventure humaine incroyable», selon Karolina Markiewicz, qui suit avec son binôme le parcours de trois lycéens luxembourgeois (Marie, une réfugiée ivoirienne, Christina, une réfugiée syrienne, et Dean, qui est homosexuel) à travers l’histoire, accompagnés de survivants de l’Holocauste, sur les traces des Juifs du Luxembourg déportés en 1941. Un film important, parfois très dur (notamment quand ils sont confrontés au nationalisme encore très vif en Pologne), qui repense le devoir de mémoire en apposant la haine d’hier à celle d’aujourd’hui. Dans un but : «Ne plus être indifférent», comme le rappelle le discours, en 2020 au Mémorial d’Auschwitz, de Marian Turski, survivant de la Shoah, qui clôt le film.

Quelle est la genèse de ce documentaire, Les Témoins vivants ?

Karolina Markiewicz : Le projet est né à partir d’une proposition de l’association Memoshoah, qui nous a demandé si on était intéressés pour faire un film sur la déportation des Juifs du Luxembourg vers Litzmannstadt (NDLR : le ghetto de Lodz, en Pologne). On ne voulait pas faire un reportage. Ce qui nous intéressait, c’était de ramener l’histoire du passé à celle qui s’écrit aujourd’hui. On a voulu rapprocher des problématiques qui, a priori, ne sont pas rapprochables de la Shoah. Pourtant, pendant l’Holocauste, on a aussi exterminé des Polonais dans l’opposition, des Roms, des homosexuels... En allant dans cette direction, on a souhaité créer un road movie où l'on faisait se rencontrer des survivants de l’Holocauste et des jeunes. Ça se fait régulièrement dans les ...


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