Cinéaste culte des années 1980, Jean-Jacques Beineix se glisse en littérature. À 73ans, avec brio, il signe son premier roman: Toboggan. L'histoire d'un amour fou, d'un amour révolu et déçu...
Dans les années 1980, il fut un prince trentenaire du cinéma français. Un prince mal-aimé, peu aimé. Il signa des films devenus cultes (Diva, La Lune dans le caniveau ou encore le magnifiquement sulfureux 37°2 le matin) même si la critique l'éreinta. Aujourd'hui, à 73 ans, Jean-Jacques Beineix regarde de loin ce cinéma où «il n'y a de la place que pour les maîtres d'œuvre et plus pour les artistes», pour lequel il nourrit encore de beaux projets mais qui ne lui assurerait pas sa liberté de création. Ne jouant pas la résignation, il a rebondi. Dans le monde des mots. En littérature. Ainsi, en ce printemps, septuagénaire magnifique, il s'est glissé en librairie avec un premier roman, titré simplement Toboggan. Récemment, il confiait : «J'aime les mots», et a voulu explorer ce «moment où l'on se rend compte que l'on est arrivé à son dernier grand amour».Cet article est réservé aux abonnés.
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