S’inspirant du roman de Martin Winckler, avec lequel elle collabore, Aude Mermilliod pénètre dans l’intimité et le corps des femmes pour mieux interroger la pratique médicinale «déshumanisée». Une réussite.
La médecine moderne offre deux visages, antagonistes : d’un côté, un univers rigide et surmédicalisé qui met de la distance entre le patient et le docteur, dépositaire du savoir. De l’autre, une pratique plus horizontale, basée sur l’écoute, adaptée à l’individu, à ses particularités, à ses inquiétudes. Dans Le Chœur des femmes (2009), Martin Winckler montrait, comme dans nombre de ses livres (dont l’édifiant La Maladie de Sachs), l’hérésie des soins gynécologiques sexistes, dogmatiques, déshumanisés, alors que justement ils ...
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