La pièce "Moi, je suis Rosa !", écrite par Nathalie Ronvaux donne la parole à l’œuvre de Sanja Ivekovic, qui, en 2001, avait suscité un vif émoi au Luxembourg. Entre passé et présent, elle met ici des mots sur de nombreux silences.
Des polémiques, il y en a eu beaucoup. Des prises de parole parfois justifiées. D’autres épidermiques, virulentes, pour ne pas dire fanatiques. En 2001, Lady Rosa of Luxembourg, œuvre de l’artiste croate Sanja Ivekovic, s’installait juste à côté de sa jumelle, la Gëlle Fra, symbole national (dressé depuis 1923 à la mémoire des soldats luxembourgeois morts lors de la Première Guerre mondiale). Même attitude, même pose. Seulement voilà, elle est enceinte, s’attache à la militante «rouge» Rosa Luxemburg et mitraille sur son socle une série de mots qui frappent fort.
En quelques jours, le débat s’enflamme et chacun choisit son camp, chez les partisans ou chez les détracteurs. À ceux qui parlent de «sacrilège» et réclament notamment la tête de la ministre de ...
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