Sion Sono semble avoir pris goût aux possibilités que lui offrent les services de streaming : deux ans après la série déjantée en neuf épisodes Tokyo Vampire Hotel (Amazon Prime Video), c'est pour Netflix que le pape japonais du cinéma insolent signe The Forest of Love, d'abord un film de deux heures trente sorti en octobre dernier, désormais disponible dans sa version intégrale de plus de quatre heures et demie, divisée en sept chapitres.
Il fallait au moins cela pour justifier l'appellation «deep cut» (un double sens qui renvoie à la fois au remontage complet du film et à une «entaille profonde», une allusion à la violence que s'auto-inflige l'une des héroïnes) de cette œuvre-somme du cinéaste nippon, point culminant d'une carrière longue de plus de trente ans et d'une cinquantaine de films. On le connaît surtout pour ses films aux thèmes subversifs et à la violence graphique exacerbée, mais Sion Sono, dans ses vies antérieures, a aussi été poète, écrivain ou encore performeur. On retrouve un peu de tout cela dans The Forest of ...Cet article est réservé aux abonnés.
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