Avec River Tales, actuellement en salles, la réalisatrice luxembourgeoise Julie Schroell est partie à l’aventure. Son histoire est désormais liée à celle du fleuve San Juan et au village d’El Castillo, au Nicaragua. Depuis cinq siècles, on exploite ses richesses et le pays, une quasi-dictature à la botte du président Daniel Ortega, est aujourd’hui l’un des plus pauvres d’Amérique latine. Le film retrace, à travers une pièce jouée par des adolescents et mise en scène par un professeur de théâtre, Yemn Jordan Taisigüe Lopez, l’histoire tumultueuse du San Juan et s’ouvre à une réflexion sur l’identité et la sauvegarde de l’environnement. Entretien avec la réalisatrice.
Comment est née l’idée de ce documentaire à l’autre bout du monde ? Julie Schroell : En 2014, j’avais fait un voyage au Nicaragua pour rendre visite à des amis. C’était la période où on parlait de ce projet de canal, une nouvelle idée politique du gouvernement d’Ortega. On en parlait partout : dans des villages, sur les bus, à la télévision… On disait qu’avec le canal, la richesse allait arriver. On promettait un miracle économique, de grands centres commerciaux... Mes amis ...Cet article est réservé aux abonnés.
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