Devenu superstar en trois films (Ace Ventura, The Mask et Dumb & Dumber) dans les années 1990, l’acteur canadien Jim Carrey passe à un autre genre : la littérature. Avec Dana Vachon, il signe Mémoires flous, une «semi-autobiographie». Rien de moins qu’un ouvrage inclassable!
Cinglante (et définitive?), la question est posée : cet homme est-il vraiment fou? De nombreux indices pourraient le laisser penser surtout quand, en ouverture de son livre, il rappelle une citation de Marshall McLuhan (1911-1980), intellectuel canadien, professeur de littérature anglaise, théoricien de la communication et un des fondateurs des études contemporaines sur les médias : «Le nom d’un homme est un coup de massue dont il ne se remet jamais…».
Alors, on enchaîne, c’est le début du prologue : «On le connaissait sous le nom de Jim Carrey. Et dès la mi-décembre, sa pelouse brûlée n’était plus qu’une feuille cassante d’ambre terne. Le soir, après les dix minutes d’arrosage rationné par la municipalité, les brins d’herbe flottaient dans l’eau de la piscine – aussi mous et anémiques que les cheveux de sa mère dans les ultimes suées de la morphine»…
Oui, cet homme est-il vraiment fou, lui Jim Carrey qui, avec son complice Dana Vachon, a écrit son premier roman simplement titré Mémoires flous, et que l’éditeur présente comme «semi-autobiographique»?
Depuis quelque ...
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