Karolina Markiewicz et Pascal Piron retrouvent «PFH*», exposition immersive coupée du public depuis deux mois. Contrairement à quelques ajustements nécessaires, imposés par les normes sanitaires, les réflexions proposées, elles, restent intactes.
Début mars, l'expérience a tourné court. Une semaine, et puis plus rien. Avec sa sirène, obsédante, en guise de fond sonore, et ses voix entêtantes, soliloquant sur l'être humain et ses capacités à se mobiliser, comme à se rétracter, «PFH*» (NDLR : le «PFH» est ce qu'on appelle au Québec le «putain de facteur humain»), dans un symbole, portait en elle l'avertissement de la crise sanitaire qui allait tout chambouler et ses insinuations d'y faire face. On est dans un moment d'Histoire très intéressant», suggérait, il y a presque trois mois, Karolina Markiewicz, dans une justesse qui doit certainement aujourd'hui la dépasser. À la grâce de la réouverture des musées et institutions culturelles au Luxembourg, elle retrouve, avec son acolyte artistique, Pascal Piron, leur exposition, mise sur pied dans un élan, justement, collectif, qui prend conséquemment une forme multiple : de la réalité virtuelle (Gil Pinheiro), de la musique (Kevin Muhlen, Ásta Sigurðardóttir), des voix (Elisabeth Johannesdottir, Amandine Truffy), le tout chapeauté par le collectif Sonic Invasion, afin que la ...Cet article est réservé aux abonnés.
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