William Kentridge impose son style au Mudam, où le travail récent de l’artiste sud-africain est exposé jusqu’à fin août. Engagé, varié et virtuose, l’art de William Kentridge promet de ne pas laisser le visiteur indifférent.
Bienvenue dans le monde fragmenté de William Kentridge. L’artiste sud-africain, né en 1955 à Johannesburg, où il vit et travaille encore aujourd’hui, est mis à l’honneur au Mudam dans une exposition monographique, «More Sweetly Play the Dance» : des œuvres récentes de celui qui, depuis plus de quarante ans, déploie son art prolifique dans tous les domaines, du dessin à la vidéo en passant par la sculpture et le théâtre. Normal, dès lors, que William Kentridge soit au cœur de la deuxième saison du Red Bridge Project, projet interdisciplinaire et conjoint entre la Philharmonie, le Mudam et le Grand Théâtre, tant l'artiste est lui-même un infatigable bâtisseur de passerelles qui relient les nombreux arts qu’il maîtrise. «C’est un projet unique, déclarait l’artiste lors de la présentation de l’exposition au Mudam, depuis son atelier. C’est très précieux pour moi, en particulier, car habituellement, quand mon travail est montré dans un musée, on n’en voit qu’une certaine partie, mais le théâtre fait autant partie de mon travail d’artiste que le reste.»
Et il est peu de dire qu'à l’intérieur du Mudam, le travail de William Kentridge s’impose au spectateur. Dans le grand hall, ...
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