Depuis ce week-end et jusqu’à janvier au Mudam, l’exposition «Post-Capital» décrypte, avec un œil provocateur, les problèmes et paradoxes de l’économie d’après le capitalisme, celle des nouvelles technologies et de l’imminence de l’effondrement.
Géographiquement, c’est un geste qui provoque. À quelques encablures des grandes banques du Kirchberg, à l’autre extrémité de l’avenue John-Fitzgerald-Kennedy, le Mudam a inauguré, samedi, sa nouvelle exposition, «Post-Capital – Art et économie à l’ère du digital». Présentant le travail de 21 artistes, le musée d’art moderne souhaite «examiner» un sujet «qui nous touche tous», indique la commissaire d’exposition, Michelle Cotton : l’économie, et, à travers elle, «l’humanité», à interpréter aussi bien dans le sens du monde, de la société et du genre humain, objets et sujets de l’économie, que dans celui de l’humanisme, de la bonté et de la générosité, rarement compatibles avec l’économie.
«C’est une exposition menée par les idées, a annoncé Suzanne Cotter, et réalisée dans un moment qui colle à ce sentiment d’urgence» qui se fait sentir depuis quelque temps. La directrice du Mudam le dit explicitement, «Post-Capital» est une exposition «d’actualité», qui, depuis sa conception, «capture le "zeitgeist"», dans un moment où la situation sanitaire ne permettait plus l’accès au musée et poussant, de fait, ...
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