La critique de cette semaine : le documentaire Allen v. Farrow, de Kirby Dick et Amy Ziering (quatre épisodes).
Depuis la naissance du mouvement #MeToo en 2017, le grand et le petit écran ont bouclé la boucle : ce qui s’est passé des décennies durant derrière les caméras est finalement exposé au monde entier devant elles. Le glaçant documentaire Untouchable (Ursula Macfarlane, 2019) revenait en détail sur l’affaire Weinstein, en donnant la parole à ses victimes; idem pour les miniséries Surviving R. Kelly (Nigel Bellis, Astral Finnie, 2019) et Leaving Neverland (Dan Reed, 2019). Ces quatre dernières années, #MeToo a libéré la parole des victimes de violences et d’abus sexuels, harponnant sur son passage quelques-uns des noms les plus sacrés d’Hollywood. On a pourtant tu celui de Woody Allen. C’est sans doute le plus célèbre; c’est aussi, depuis 25 ans, un véritable cas d’école. En 1993, le réalisateur new-yorkais est ...
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