Licorice Pizza, de Paul Thomas Anderson. Avec Alana Haim, Cooper Hoffmann, Sean Penn, Bradley Cooper (comédie dramatique, 2 h 13).
Une poignée de minutes à peine avant d'entrer dans ma salle de cinéma habituelle, j'appris au détour d'un tweet, jeudi soir, la disparition du grand Peter Bogdanovich. Une information que je reçus avec beaucoup d'émotion, car il fut un symbole éminent du septième art.
Avec lui, c'est tout un pan de la mémoire cinéphilique qui s'en est allée, lui qui fut l'un des grands critiques américains, prenant les «Jeunes-Turcs» des Cahiers du cinéma pour modèles, avant de suivre leur exemple et de se tourner vers la réalisation.
À la fois figure de proue et homme de l'ombre du «Nouvel Hollywood», Bogdanovich prônait un cinéma hédoniste, libre tant dans la forme que dans le fond, mais profondément – et amoureusement – américain. Une croyance artistique partagée par le plus important des auteurs américains d'aujourd'hui, Paul Thomas Anderson, que Bogdanovich tenait en haute estime (et vice-versa).
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