Il ne peut exister une expérience universelle du monde. Du moins, on l’appréhende surtout individuellement, comme le ferait toute personne qui, une vie durant, s’appuie sur ses propres savoirs et ses propres ignorances. Il peut exister, en revanche, une réflexion, une mise en scène réfléchie sur la façon dont un individu fait, lui-même, cette expérience. À ce titre, la filmographie de Mike Mills est édifiante : avec Beginners (2010) et 20th Century Women (2016), il se livrait à l’exercice autobiographique en regardant le genre dans le miroir embellissant de la fiction, mettant l’emphase sur des réalités absurdes, excentriques, mais jamais fausses.
C’mon C’mon, son quatrième long métrage en 17 ans, continue d’approfondir un travail qui saisit l’individu et le plonge dans les profondeurs d’une authenticité immersive, de sorte que celui-ci, le spectateur, fasse ...
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