La cinéaste de Polisse (2011) et Mon roi (2015) fait avec ADN son film le plus personnel : une quête des origines, qui ne met pas longtemps à se transformer en un absurde délire ethnique qu’elle pousse jusqu’au bout.
On pourrait réduire ADN à deux éléments qui en contiennent toute l'essence : d'abord, son affiche, où la réalisatrice-scénariste-productrice-actrice Maïwenn est au centre de la photo, entourée par un groupe de manifestants du Hirak, le mouvement de protestation qui existe depuis 2019 en Algérie, en s'opposant d'abord au maintien au pouvoir de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, puis, plus généralement, à la corruption au sein du gouvernement algérien. L'image trône en grand sur les devantures des cinémas : Maïwenn y est souriante, lumineuse, quand la foule qui l'entoure est floue. Ensuite, une phrase, qui apparaît en toutes lettres sur l'écran de son ordinateur, et ...
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