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Gisèle Halimi, une vie de combats et d’engagements


Au tribunal de Bobigny, en 1972, pour défendre sa cliente, elle lancera : «J'ai avorté. Je le dis. Messieurs, je suis une avocate qui a transgressé la loi.»

Une vie de combats et d'engagements au service de la justice et de la cause des femmes. Ce fut la vie de Gisèle Halimi, partie fin juillet à 93 ans. C'est Une farouche liberté, son ultime livre, son ultime combat pour la justice et l'égalité.

Une voix. Unique parce que libre. La voix d'une femme avocate, militante anticolonialiste, signataire dans les premières années 1970 du «manifeste des 343» pour l'avortement, une des figures françaises essentielles du féminisme... Gisèle Halimi s'en est allée à jamais le 28 juillet, elle avait 93 ans. Peu avant, elle avait regardé une ultime fois les épreuves d'Une farouche liberté, son ultime livre écrit en collaboration avec la journaliste Annick Cojean, grande reporter au quotidien parisien Le Monde. Un livre bref, à peine plus de 150 pages, une introduction, six chapitres («La blessure de l'injustice», «Ma liberté pour servir celles des autres», «Le viol, acte de fascisme ordinaire», «Choisir... la sororité», «Une féministe en politique», «Avocate pour toujours») et une conclusion pour passer le flambeau. Placé sous la belle vigilance de son poète préféré, René Char, dont les mots ouvrent le livre («Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque»), Une farouche liberté résonne comme le testament de Gisèle Halimi, cette femme au plus profond d'elle-même féministe. Cette femme qui, à 10 ans, ...

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